Comment améliorer votre métabolisme avec le Jeûne Intermittent ?

Bonjour à tous ! Si vous me connaissez déjà, vous savez que je suis un pratiquant du jeûne intermittent depuis bientôt 4 ans. J’attribue à cette pratique une grande partie de mes résultats en développement physique et personnel. Je parle de mon expérience dans cet article : Comment la pratique du “Jeûne Intermittent” m’a aidé à avoir une super forme

Le Jeûne Intermittent a de nombreux bienfaits, ils feront l’objet d’autres articles. Pour moi, c’est avant tout une pratique excellente pour atteindre une meilleure forme et une bonne santé. Aujourd’hui, nous allons parler des effets du Fasting (autre nom du Jeûne Intermittent) sur le métabolisme et sur la production de certaines hormones.

 

Le métabolisme, en gros, c’est quoi ?

 

Le métabolisme est en quelque sorte la manière dont fonctionne notre corps. Communément, on dit que c’est la quantité d’énergie que consomme notre organisme pour fonctionner. Il est également lié aux hormones que nous produisons, à quelle heure et quel moment de la journée.

Il est donc très important de maîtriser son métabolisme et d’avoir conscience des éléments qui l’impactent en bien ou en mal. Car il est indispensable pour s’assurer d’être en forme et en bonne santé.

Pour en savoir plus sur le métabolisme, vous pouvez consulter cet article : Tout savoir sur le métabolisme et comment l’entretenir

 

jeûne intermittent

 

Et le jeûne intermittent ?

 

La pratique du Jeûne Intermittent consiste à réduire sa “fenêtre” d’alimentation dans la journée. Dans notre société, la norme est de manger le matin, au réveil, ce qu’on appelle le “petit-déjeuner”, puis à midi le “déjeuner” et le soir le “dîner”. Nous mangeons donc du réveil au soir, avec seulement une courte période de non-alimentation la nuit.

Or, cette norme est très récente dans l’histoire de l’humanité. Nos ancêtres du Paléolithique pouvait difficilement respecter cette pratique. Il mangeait quand ils pouvaient. Notre corps est donc habitué à alterner des longues périodes de jeûne et des courtes périodes d’alimentation, sur une journée ou plusieurs.

 

En nous alimentant toute la journée, nous ne suivons pas ce rythme naturel, ce qui engendre une quantité de problème, de santé notamment.

Le Jeûne Intermittent (ou Fasting en anglais) permet donc de “calquer” notre mode de vie ancestral, et donc de respecter le rythme naturel de notre organisme. Il existe de nombreuses méthodes et manières de le pratiquer.

Personnellement, je suis la méthode du 16/8, c’est à dire que je ne mange rien entre 20H et 12H (16 heures de non-alimentation) et je m’alimente seulement de 12H à 20H.

A midi, je casse donc mon jeûne, je “dé-jeune” : le terme “déjeuner” vient de là, car très longtemps avant l’avènement de l’industrie et de l’agriculture plus intensive (c’est le docteur Kellogg en 1894 qui démocratise le petit-déjeuner pour pouvoir vendre ces fameux céréales et pouvoir faire fortune)… Hé bien, on ne mangeait pas le matin. Les seuls qui se permettaient le petit-déjeuner, c’était les nouveaux ouvriers qui subissaient des longues journées épuisantes dans des usines surchauffés et qui devaient donc manger beaucoup pour espérer tenir jusqu’au midi puis jusqu’au soir.

Cette pratique a donc énormément de bienfaits, vous pouvez déjà en connaître quelques uns en consultant le lien en introduction. Nous allons nous concentrer aujourd’hui sur l’impact du jeûne intermittent sur le métabolisme et la production d’hormones-clés.

 

métabolisme

 

Les bienfaits du Jeûne Intermittent sur le métabolisme


Augmentation du métabolisme

 

Contrairement aux idées reçues, se priver d’un repas ne va pas baisser votre métabolisme. Une idée répandue est qu’il faut manger (plusieurs petits repas) pour entretenir le métabolisme, pour “jeter des bûches dans la cheminée”. Si cela peut sembler logique au premier abord, le corps ne fonctionne pas comme cela – il y a même le risque que vous mangiez “trop” et preniez du gras, en plus de ne pas suivre le rythme naturel de l’organisme.


Si vous jeûnez par intermittence et que vous vous alimentez suffisamment pendant votre fenêtre d’alimentation, il n’y a aucun risque de voir votre métabolisme s’effondrer.


En fait, grâce aux modifications hormonales, il va même s’accélérer : cette étude (en anglais) montre que le métabolisme augmente même de 3,6% à 14% grâce au jeûne intermittent.

 

Réduction de la production d’insuline

 

Je vous parle souvent de l’insuline, j’ai même consacré un article sur ce sujet (Mieux comprendre les Glucides, l’Insuline et le Glucagon).

Cette hormone est responsable de notre prise de poids. Elle répond au cycle naturel de notre corps : quand nous mangeons, le cerveau ordonne la sécrétion d’insuline pour stocker de l’énergie (souvent le surplus de sucre dans le sang) sous forme de graisse, dans nos réserves. Le but est d’avoir de l’énergie pour la future période de jeûne (nos ancêtres mangeaient au gré des chasses et cueillettes fructueuses).

Or, dans nos sociétés, nous mangeons en permanence. Le résultat : nous produisons de l’insuline sans arrêt, nous stockons sans arrêt, mais surtout nous devenons “tolérant” à l’insuline. Cette tolérance peut mener au diabète : le corps ne réagit plus à l’insuline, qui permet de transformer le sucre en excédent dans le sang en graisse… Ce qui nous intoxique.

Quand nous jeûnons, la production d’insuline s’arrête immédiatement pour laisser place à une autre hormone, le glucagon, qui elle permet de déstocker pour continuer à fonctionner normalement pendant cette période de non-alimentation.

Mais autre fait intéressant : jeûner fréquemment permet de réduire la sensibilité à l’insuline. Votre corps apprend à faire sans ! Et cela apporte pleins d’autres bienfaits : prise de muscle plus facile, perte de poids plus facile car moins de stockage, sentiment de faim moins présente, etc.

 

hormone de croissance

 

Augmentation de la production d’hormone de croissance

 


Cette hormone pourrait faire l’objet d’un article entier. Elle est connue comme l’hormone de jeunesse, car elle possède des effets rajeunissants, mais aussi car elle est de moins en moins produite au fur et à mesure que nous vieillissons. C’est pour cette raison qu’il est de plus en plus difficile de maigrir avec l’âge.


Elle porte aussi le nom d’hormone du fitness, car elle est produite grâce à l’exercice physique (faire du sport rend jeune, un excellent slogan !).


Cette hormone possède plusieurs bienfaits exceptionnelles : création de masse musculaire, amélioration de la récupération après l’effort, ralentissement du vieillissement.


C’est pour cette raison qu’elle est bannie des compétitions sportives et considérées comme du dopage. De nombreuses stars n’hésitent pas à payer des injections à des prix affolants pour pouvoir rester jeune et en forme plus longtemps (oui, oui, c’est leur fameux secret beauté).


Et deviner la meilleure ? Il existe deux façons pour booster la production de cette hormone. La première, je l’ai dit plus haut, c’est de faire du sport. La seconde, évidemment, c’est de jeûner quelques heures.

 

Modification du rythme circadien

 

Quand vous jeûnez par intermittence, vous allez modifier votre rythme circadien : c’est ce rythme qui définit les moments de veille/sommeil, la production des hormones, le métabolisme, etc. C’est comme l’horloge de notre corps.

Pour beaucoup d’entre nous, elle est déréglée car nous mangeons en permanence, que nous ne respectons pas les cycles naturels de l’organisme. Cela peut provoquer un sentiment de faim permanent, qui revient souvent, une difficulté à s’endormir, le manque d’énergie le matin, les difficultés de concentration etc.

Le jeûne permet de la “corriger” en partie : elle rééquilibre le sentiment de faim par exemple. Nous avons faim à midi, quand nous devons manger car notre corps en a vraiment besoin. Nous avons de l’énergie au réveil, le matin, car notre corps produit les hormones qu’il faut (le glucagon notamment) pour puiser les ressources nécessaires pour fonctionner.

 

Petite mise en garde sur le métabolisme : écoutez votre corps

 

C’est ma petite mise en garde habituelle. Quand vous mettez en place de nouvelles habitudes, actions ou pratiques, et même dans votre routine, faites attention aux messages que vous transmet votre corps, écoutez-les.

Cela peut sembler abstrait, mais souvent nous avons tendance à oublier cet aspect important : nous sommes tous unique et avons tous des fonctionnements différents. Parfois, nous devons faire un écart dans nos habitudes et routines pour rétablir l’équilibre. Notre cerveau va nous envoyer des messages pour corriger cela. Dans le cas du métabolisme, il est essentiel de faire attention car il est très important pour le fonctionnement de notre organisme. On peut définir deux “modes” pour notre métabolisme :

Le métabolisme élevé ou en augmentation : vous brûlez beaucoup d’énergie, votre corps fonctionne bien et vous le fait savoir. Vous avez de l’énergie à dépenser dans vos activités, vous vous sentez en forme et de bonnes humeurs, votre libido va bien et vous vous sentez motiver pour accomplir les projets qui vous tiennent à cœur. Tout va bien ! Continuez votre routine et vos habitudes.

Le métabolisme bas ou en baisse : vous consommez de moins en moins d’énergie, votre corps fonctionne mal et il vous envoie des signaux négatifs. Vous vous sentez fatigués, vous avez du mal à dormir, vous n’avez plus de libido, plus d’énergies, de motivations pour réaliser les projets auxquels vous tenez. Vous êtes de mauvaises humeurs, irritables et même déprimés. Vous allez mal ! Il y a un souci quelque part.

 

Ce souci peut provenir de votre alimentation ou d’un manque de repos conséquent.

Voilà plusieurs conseils que vous pouvez appliquer suivant les situations et ce que vous ressentez :

  • Faire un gros repas de triche, avec beaucoup de glucides : cela va signifier à votre cerveau que tout va bien et que vous êtes dans une période d’abondance.
  • Manger plus pendant vos repas ou pendant votre fenêtre d’alimentation : par exemple, si vous mangez à 12H et 19H, vous pouvez ajouter un troisième repas à 16/17H. Si vous avez très faim subitement pendant vos périodes de jeûne alors que vous pratiquez déjà avec assiduité depuis plusieurs semaines, ce conseil est peut-être la solution.
  • Ne pas jeûner ce jour où tout va mal : dans le cas, où vous avez très faim le matin ou la nuit par exemple, il ne faut pas hésiter à manger.
  • S’accorder un temps de repos conséquent : sieste, grasse matinée, week-end – pour recharger les batteries.
  • Se relaxer et se détendre : faire de la méditation, se faire masser, etc.
  • Se reconnecter avec les éléments : marcher dans la nature, nager, etc.
  • S’écouter et suivre son instinct : si vous avez une envie particulière (dans la limite du raisonnable toujours), n’hésitez pas à craquer et à vous exécuter. C’est peut-être un message inconscient que vous envoie votre cerveau.

Si vraiment, vous n’allez pas bien. Arrêtez votre routine et consultez un médecin. Ces conseils ne sauraient remplacer l’avis d’un spécialiste.

Voilà c’était la petite mise en garde et les recommandations concernant le métabolisme et le jeûne intermittent. J’espère que cet article vous a plu. Si vous avez des questions ou des remarques : vous pouvez me laisser un commentaire, j’y répondrai avec grand plaisir !

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1 commentaire sur “Comment améliorer votre métabolisme avec le Jeûne Intermittent ?

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